Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 11:00
La plage, c'est pas si reposant que ça.

On pense se faire dorer la pilule tranquillement sur le sable, en se tournant comme une crêpe toutes les demies-heures, un bon livre dans les mains, piquant un petit somme toutes les cinq pages environ et puis ...



Non, je garde un peu de suspens et vous raconte quand même tout ce qui m'énerve par dessus tout quand je suis à la plage. Vour remarquerez au passage le paradoxe : j'y vais pour me détendre et j'en ressors encore plus énervée.
Ca me fait penser à ma tentative d'initiation au yoga - sur les conseils de mon médecin - de laquelle je suis sortie encore plus stressée, mais c'est une autre histoire que je vous raconterais plus tard. Ca vaut bien un article entier.

Donc revenons à tout ce qui m'insupporte quand je vais m'étendre sur le sable chaud, pensant n'entendre que le doux va-et-vient des vagues et la petite brise légère.
D'abord, les touristes qui se collent à ma serviette quand tout le reste de la plage est libre - ou presque. Je ne comprends pas cet amour de la proximité quand les grands espaces nous appellent.
Je mets cette catégorie avec celle des touristes - oui parce que ce sont bien les touristes qui ont ce genre de comportement - qui essaient de se mettre le plus près possible de l'eau, quitte à repartir avec leur serviette de plage innondée.
Ensuite, je ne supporte pas les personnes qui fument sur la plage. Je n'aime pas sentir l'odeur de la cigarette à cet endroit-là, je ne sais pas pourquoi. Peut-être que j'associe la plage au grand air ou à la pureté ... et pourtant dieu sait s'il est difficile de trouver plus sale ! Entre les parents qui incitent leurs enfants à faire pipi dans l'eau - bin voyons!- , ceux qui écrasent leur mégot dans le sable , ou qui prennent plus généralement la mer pour une poubelle géante, on ne peut pas dire qu'on soit à l'abri des maladies en tous genres.
Mais bon, c'est un risque à prendre, et c'est mon côté aventurier qui ressort dans ces moments-là.
Enfin, mais la liste n'est pas exhaustive, et j'ai gardé le meilleur pour la fin, j'abhorre les enfants qui hurlent, qui pleurent, qui braillent sur la plage, puis vous éclaboussent quand vous essayez de vous adapter tant bien que mal à la température de l'eau.

Donc la plage n'est pas forcément l'endroit paisible que l'on s'imagine au départ.
Mais elle devient encore moins paisible quand le lieu se transforme en remake des dents de la mer.
Imaginez un peu ....


Avouons que ça fait flipper !
Oui, oui, et donc hier - comme je me trouve toujours au bon endroit au bon moment - la plage a été évacuée d'urgence à cause de deux requins ( l'un d'1 mètre, l'autre de deux mètres) qui nageaient paisiblement à moins de 20 mètres de la côte, autant dire avec les baigneurs!

Par Anna - Publié dans : Ma petite vie d'étudiante
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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 08:27
Mes amies se marient.
Oui, c'est un constat, c'est dramatique (même si par conséquent j'assiste à de sympatiques journées pour lesquelles on choisit une robe, on va chez le coiffeur, on ose un nouveau maquillage, on danse, on rit, on mange, on boit, et plus on boit et plus on rit) et ça nous renvoie forcément à notre situation personnelle.
Certes, je n'ai que 23 ans et si je suis contente pour mes amies, je fais aussi un point dans ma vie. Moi, sentimentalement, j'en suis où?

Oulala c'est compliqué ! Enfin, pas tant que ça puisqu'en ce moment, ma vie sentimentale a des airs de désert de Goby. Célibataire depuis décembre dernier, j'ai eu quelques petites aventures depuis mais rien de vraiment sérieux : manque de temps, manque de motivation aussi vu que je savais que j'allais déménager à nouveau, et - raison essentielle je pense - aucune rencontre qui sorte du lot.
J'avoue que contrairement au vin, je ne me bonifie pas avec le temps, et je deviens de plus en plus exigeante.
Il faut que le monsieur soit attirant et qu'il ait du charme sans tomber dans le stéréotype d'un Brad Pitt, qu'il soit cultivé sans être barbant, qu'il soit bavard sans m'empêcher d'en placer une, qu'il soit à l'écoute sans être muet pour autant, qu'il soit gentil sans tomber dans l'extrêmité dite de la carpette humaine, qu'il prenne des décisions sans être dirigiste et enfin qu'il soit attentionné! Bref, phénomène difficile à trouver.
Si les critères sont impératifs dans les premiers mois - ou au moins jours -  du célibat, ils ont tendance à s'effilocher au fil du temps et on finit par se rabattre sur un modèle de second choix. On se raccroche alors désespérément à la seule et unique qualité de la liste ci-dessus que présente l'animal en question.
Oui, c'est sûr, il n'est pas particulièrement attirant, il ne s'intéresse qu'aux jeux vidéos et aux sorties en boîte, il a arrêté ses études à 14 ans alors qu'on avoisine le Bac +10, mais qu'est-ce qu'il est attentionnéééééééééé ! Bref, c'est potentiellement l'homme de ma vie, il suffit juste que je m'abonne à Auto Plus et on pourra discuter jusqu'au bout de la nuit.

Le dernier en date réunissait la plupart de ces qualités, donc j'étais assez confiante pour la suite, mais a finalement disparu de la surface de la planète après avoir habité chez moi le temps de retrouver un appartement. Après m'avoir refilé une maladie contagieuse qui m'a valu de rester clouée un mois au lit, monsieur est parti sans aucune explication ni aucune rupture officielle. Il ne répondait cependant plus au téléphone ni aux messages, mais je vous rassure de suite, il n'était pas mort puisque j'ai eu des nouvelles de lui par des amis qui l'avaient croisés dans la rue quelques jours plus tard.
Après cette grosse déception, plus personne n'a éveillé mon intérêt, sauf récemment, lors d'une soirée réunissant d'anciens amis du lycée, dans laquelle j'ai rencontré un charmant garçon que nous appellerons Richard (un peu comme Richard Gere). Gentil, bien élevé, plutôt mignon, encore étudiant, mais surtout GENTIL ( qualité récemment mise en premier sur mon échelle des priorités), nous avons discuté quasiment toute la soirée et avons aussitôt décidé de nous revoir en tête à tête pour faire plus ample connaissance. Le rendez-vous est pris pour le surlendemain, nous allons boire un verre en bord de mer, dans un cadre tout à fait sympathique. Je parle beaucoup, comme d'habitude, mais il n'a pas l'air effrayé ni saoûlé, il n'est pas parti en douce en prétextant aller aux toilettes, et quand il arrivait à parler lui aussi au milieu de mon flot de paroles continu (je plaisante, je sais me tenir quand même), nous nous rendons compte que nous avons beaucoup de points communs. Le petit problème, dont nous avions toutefois connaissance dès notre rencontre, est que nous faisons nos études à plus de 1000 km de distance, mais nos parents habitent au même endroit.
Bref, sentant que l'expérience valait le coup d'être tentée, je commence même à envisager une relation à distance (moi qui en était pourtant revenue après en avoir vêcu une catastrophique) et nous décidons de nous revoir le week-end suivant. La semaine se passe sans avoir de nouvelles. Je sais qu'il travaille et qu'il fait beaucoup d'heures dans la journée mais je ne m'alarme pas, d'autant plus qu'il avait quand même répondu à mon texto.
Mais le week-end arrive et je n'ai toujours pas de nouvelles, alors que nous avions prévu d'aller au cinéma ensemble. J'attends jusqu'au dernier moment et je l'appelle enfin, mais il m'explique qu'il a une soirée à laquelle il ne peut pas échapper, qu'il est vraiment désolé, bla bla bla. Qu'à cela ne tienne, on remet ça au lendemain!
Sauf que le lendemain, même histoire, à cela près que c'est maintenant sa copine (qui, tel un OVNI, sortait de nulle part) qui n'aurait pas apprécié notre petit rendez-vous au cinéma. Bon, à partir de là, même la naïveté la plus extrême rencontre sa limite, et donc je me rends compte du léger revirement de situation.
Après enquête, il s'avère en fait que Richard avait pris conscience de l'imminence de mon départ et de la distance de notre situation géographique, et qu'il a donc préféré ne pas commencer une relation potentiellement vouée à l'échec.
Excuse tout à fait recevable, mais quel dommage de ne pas l'avoir appris de lui-même mais d'un de nos amis communs !

Morale de l'histoire : pourquoi les hommes sont-ils si lâches?
Un peu d'honnêteté messieurs, des fois, serait vraiment bénéfique ...
Par Anna - Publié dans : Ma petite vie amoureuse
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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 07:11
Et voilà, c'est fait, je me lance moi aussi dans cette nouvelle mais néanmoins curieuse mode qui consiste à raconter sa misérable petite vie à des inconnus de diverses espèces.
Il y a les curieux - fouineur qui, en dehors des heures de diffusion de secret story, ne peuvent s'empêcher de chercher un morceau de vie à se mettre sous la dent. Il y a encore les désoeuvrés, qui cherchent seulement à tuer le temps en flanant de blog en blog. Ou encore les romantiques, qui essaient de trouver des personnes semblables, avec le même mode de vie, les mêmes envies, la même façon de pensée et les mêmes idéaux. Toutes les raisons sont bonnes pour venir sur un blog, et chacun de nous présente une part - à proportion variable toutefois (puisque je ne regarde pas secret story) - des trois profils décrits ci-dessus.

Jusqu'alors, j'alternais entre ces différentes motivations et voilà que je me mets à passer de l'autre côté du rideau, moi qui suis si pudique et qui déteste les étalages en tout genre. J'explique cet étrange phénomène par une angoisse latente due à mon changement imminent de vie. Je me rappelle que l'année dernière à la même époque -alors que j'emménageais dans une nouvelle ville pour faire mon master 2- j'avais eu la même idée. Mais c'est parce que j'étais arrivée en plein mois d'août et que je m'emmerdais comme un rat mort dans mon appartement. J'allais même faire les courses plusieurs fois par jour pour pouvoir parler à un autre être humain et sentir la foule. Une fois, j'ai tenu la jambe de la boulangère pendant quinze minutes en débitant des banalités incroyables - ce qui m'aurait insupporté au plus haut point en temps normal, vu que je ne supporte pas que le coiffeur m'adresse la parole pendant qu'il me coupe les cheveux par exemple - un jour où je manquais cruellement de contact humain ...

Bref, cette année, je déménage à nouveau - mais cette fois quelques jours avant la rentrée seulement - et tout devrait être moins angoissant : je suis dans une ville mois éloignée de chez mes parents donc je pourrais rentrer plus souvent si l'envie s'en faisait resentir et je connais déjà des gens sur place.
Mais c'était sans compter sur mon psychisme anxieux et ma grande peur du changement. L'inconnu me stresse, même s'il m'attire. Et comme je suis un être plein de paradoxes, je n'ai pas fait dans la dentelle en matière d'inconnu cette année. Certains diront même que je vais droit dans le mur.
Organisée voire maniaque, sociable mais indépendante, individualiste avec penchant "syndrôme de la fille unique" (bien que j'aie un frère (mais plus jeune - donc dressable-)) avec une capacité d'adaptation et de tolérance, il faut bien l'avouer, pas toujours au top, je me lance dans une colocation avec deux inconnues dans une grande maison.
Je ne les ai pas encore rencontrées mais j'ai signé. Si ça c'est pas de l'inconscience.
Enfin, je surmonte mes crises d'angoisse en me rappelant que la durée du préavis n'est que d'un petit mois soit 30 petits jours, moins les week-end où je pourrais toujours aller me réfugier chez papa-maman si c'était l'enfer, moins les heures de cours - bien que l'année ne soit pas chargée - et qu'il me restera toujours la solution radicale mais efficace de m'enfermer à clés dans ma chambre en priant petit jésus pour que le temps passe plus vite.
Ma vie - que j'aime bien tranquille (j'ai oublié de dire que si j'aime sortir, je suis très attachée à ma tranquillité et au calme) - promet donc d'être bouleversée.

Je vais donc attaquer mes six derniers mois de cours avant de faire le grand plongeon dans la vie active (en passant toutefois par le stade du bain de pied avec un stage d'immersion "pré-embauche"). Terrifiée mais impatiente (mais de plus en plus terrifiée et de moins en moins impatiente), je mets les quatre fers devant pour freiner. Toujours pas de stage ( j'ai encore le temps de trouver, c'est pour le mois de mars) mais pas trop envie de chercher, toujours pas décidée quant à la ville dans laquelle je veux vivre plus tard (j'ai oublié de dire également que parmi mes très nombreuses qualités, je possède également celle d'être indécise) ce qui m'empêche - vous l'aurez compris - de rechercher mon stage , j'ai quelques fois l'envie profonde de prendre un balluchon et de disparaître de la civilisation afin d'éviter d'avoir à prendre ce genre de décision ...
Mais comme c'est l'année de la nouveauté, j'ai décidé d'affronter tout cela de front et de me jeter à l'eau. Alors dans la continuité du paradoxe, j'ouvre un blog qui aura pour but de raconter mes palpitantes aventures au cours de cette année qui s'annonce pour le moins édulcorée !
Par Anna - Publié dans : Ma petite personne
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Présentation

  • : Le merveilleux journal d'une merveilleuse étudiante névrosée
  • Le merveilleux journal d'une merveilleuse étudiante névrosée
  • : Etudiante Colocation Aventures palpitantes Vie perso / Journal intime
  • : Une nouvelle vie, dans une nouvelle ville, avec de nouvelles personnes, dans un nouvel appart'...étudiante au bord de la vie active, à la fois excitée et angoissée, s'aventure dans une folle colocation avec deux inconnues, alors qu'elle est maniaque et angoissée... Journal de bord ou journal de survie (comme on veut) pour surmonter tous ces changements et partager mes expériences.
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